Faire face à l’échec scolaire

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A chaque période de l’année, les rendez-vous avec les professeurs ou les bulletins représentent généralement pour les parents un grand stress. Et si mon enfant redoublait ? Et s’il ratait sa scolarité ? Et si nous avions nous-même raté son éducation. Que va-t-il devenir ? Même si certains enfants s’en défendent; l’échec scolaire est rarement bien vécu dans la construction de notre personnalité. Nous aimons réussir ce que nous entreprenons, c’est notre nature.

L’échec scolaire n’est pas une fin en soi, au contraire !

Mon expérience de coach m’a montré qu’aujourd’hui ceux qui réussissent sont avant tout ceux qui ont confiance en eux. Ceux qui n’ont pas honte de leurs échecs, ceux qui sont à l’aise pour communiquer, ceux qui savent rebondir, s’adapter, et qui conservent une bonne image d’eux mêmes malgré les aléas de leur parcours. Cela est d’autant plus vrai dans ce monde en pleine mutation ou les nouvelles technologies et la communication jouent des rôles clés.
Aussi, avant de stigmatiser votre enfant qui peine à avoir la moyenne en maths ou en physique, au lieu d’accentuer la peur, la menace, la punition, pourquoi ne pas lui apporter plutôt de l’aide ?
Un enfant qui décroche a avant tout besoin de soutien. L’école joue trop rarement ce rôle. Elle encourage tant la compétition. Tant d’enfants – pourtant plein de ressources – ne sont pas adaptés à notre système scolaire (à moins que ce ne soit l’inverse…).

Savez-vous de quelle aide a besoin votre enfant ? Peut-être a-t-il du mal à se concentrer ? Peut-être la nature analytique de l’école (cerveau gauche) ne correspond-elle pas à sa nature intuitive (cerveau droit) ? Peut-être est-il préoccupé par une situation conflictuelle (familiale, amicale) qui l’empêche de s’intéresser aux programmes. Peut-être a-t-il perdu confiance en lui ?

Le réflexe des parents est souvent d’exiger que l’enfant ait au moins la moyenne partout. Mais cette posture ne génère que des tempéraments moyens !

Mettre en avant les points forts sans oublier les points faibles

Plutôt que de vous concentrer sur ce qu’il a raté; pourquoi ne pas explorer avec lui ce qu’il a réussi ? Ce qu’il sait faire ? Ce en quoi il est brillant… Ce sera un bon levier pour sa motivation. Dans quelle matière a-t-il les meilleurs résultats ? Quelles sont ses dispositions exploitées ou en jachère ? Cherchez avec lui; même s’il est plus intéressé par la danse ou le judo. Ne minimisez pas ses centres d’intérêts. Qu’est ce que votre enfant sait bien faire ? Appuyez-vous sur ce qu’il réussit plutôt que sur ce qu’il rate. Car c’est en se concentrant sur ce qu’on veut et non pas sur ce qu’on veut éviter qu’on mobilise l’énergie du succès !
Le temps que vous prendrez à l’aider à se connaître, à tisser le lien avec lui et à l’aider à reprendre confiance en lui est le plus beau cadeau que vous pouvez lui faire en cette période de conseil de classe.
Car ce n’est pas l’échec qui affecte la nature d’un homme. Mais ce qu’il fait de cet échec.

Anaud_RiouCet article a été rédigé par Arnaud RIOU.
Arnaud RIOU est auteur, coach, conférencier, formateur en communication.
Il est l’auteur de Au nom de l’enfant (Editions de l’Homme). Autodidacte, il a arrêté l’école en troisième. / www.arnaud-riou.com

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